Draguignan, photographies d'une cité
Draguignan, photographies d'une cité.
A partir du fonds des cartes postales des Archives départementales du Var, de celui du musée des Arts et Traditions Populaires de Moyenne Provence et d'une collection particulière, ont été réalisées des reproductions photographiques.
Ce travail est complété par les clichés des espaces urbains actuels avec le même angle de prise de vue.
Eglise et couvent de l'Observance : construction à partir de 1501, achevée vers 1517.
Messe d'inauguration pour l'allumage des feux de la loge maçonnique la plus ancienne de Draguignan "Le triomphe de l'amitié" en 1785.
En avril 2000, la presse relate la découverte de 200 squelettes sous le toit de la chapelle de l'Observance à l'occasion de travaux de rénovation de la toiture. Cet ossuaire date vraisemblablement du XVIIème siècle.
Joël Levillain
La préfecture entre 1960 et 1970.
Construite par l'architecte Esprit Lantoin, elle fut inaugurée en 1849 par le préfet Hausmann et devint sous-préfecture en 1974.
A droite, un marchand de cycles "Esso", puis le café du commerce, où se tenait la bourse aux huiles. Le café de la Poste est le témoin de l'existence de bureaux de poste avant la construction de l'hôtel des Postes et des Télégraphes.
Maison d'arrêt et rue de la République avant 1914.
La maison d'arrêt fut construite en 1829. Sur son emplacement, se dresse aujourd'hui le centre Hermès.
La rue de la République se nomma successivement : rue du Faubourg Saint-Jean (XIV°-XV°s.), rue des Quatre-Coins (XVI°s.), rue de la Sainte-Ursule (XVII°-XVIII°s.), rue de l'Evêché (XVIII°-XIX°s.), rue de la République (à partir de 1870).
Joël Levillain
Ecole communale de garçons et rue de la République avant 1913.
Au premier étage, les tribunaux, Justice de paix et Première instance et au rez-de-chaussée, la salle Collomp cohabitèrent dans ce bâtiment aujourd'hui démoli.
Actuellement, des commerces sont installés sur cet emplacement. La mairie annexe porte le nom de "centre Joseph Collomp". Ce dernier, maire de Draguignan, fut un des quatre-vingt députés qui ont refusé les pleins pouvoirs à Pétain.
Joël Levillain
Le palais de Justice entre 1904 et 1920.
Construit en 1825, le palais de Justice fut abandonné en 1984 pour la cité judiciaire.
Seules subsistent deux portes conservées lors de la construction du centre Hermès. La rue Nationale devenue la rue Cisson connut une succession de noms : rue Saint-François (XIII°-XVIII°s.), rue de l'Union (Révolution), rue Impériale (1er Empire), rue Royale (Restauration), rue de la Préfecture (règne de Louis-Philippe), rue de l'ancienne Préfecture (1848-1858), rue Impériale (1858-1870), rue Nationale (1870-1944), rue Cisson (à partir de 1944).
Joël Levillain
La place Portaiguières entre 1904 et 1920.
Au Moyen Âge, un puits public se trouvait à côté de la porte forifiée. Celle-ci dite "Porto aiguiero" en provençal, qui signifie "porte des eaux", conduit dans la rue Juiverie, rue principale du ghetto juif. Les Juifs avaient le droit de sortir de l'enceinte, uniquement pour aller inhumer leurs morts aux environs du dolmen de la Pierre de la fée.
La fontaine fut construite en 1613 et démolie vers les années 1930. La fête de quartier a disparu ces dernières années.
Joël Levillain
Lavoir de capesse entre 1904 et 1920. "La veuve Gapesse" dont le mari Richard venait de Gap, a vécu dans ce quartier. Gapesse est devenu Capesse.
Au début du siècle, l'entretien du linge était fait par les lavandières, c'est "la bugado". Le linge était placé dans des panières en osier.
Joël Levillain
La Grand'rue entre 1904 et 1920. Cette rue était la plus longue de la ville. Sur la droite, on voit la porte de la Maison des associations, autrefois Halle aux grains, construite en 1661. Elle est devenue le premier théâtre de Draguignan en 1786, puis Tribunal de Commerce en 1872.
La fontaine avec son bassin octogonal a été érigée au début du XVIIè s. Les bronzes d'ornements de celle-ci furent fondus durant la Seconde Guerre mondiale.
Joël Levillain
Rue des Minimes entre 1904 et 1920. Rue de Fontvieille jusqu'à la fin du XVIè s., puis rue du Jeu de Paume jusqu'au XVIIIè s. où elle fut appelée rue des Minimes à cause de la construction du couvent des religieux les Minimes de Saint-François-de-Paule (1706-1718).
La population n'avait pas l'eau courante "à la pile" : elle venait la chercher à la fontaine.
Joël Levillain
Collège Ferrié avant 1921. Collège inauguré en 1909 en présence du Président de la République Armand Fallières et de Georges Clémenceau, Président du conseil des Ministres.
Le général Ferrié, inventeur du réseau de télégraphie sans fil, résida à Draguignan "villa Beyrouth", route de Montferrat.
Joël Levillain
Rue de l'Observance, montée des Ouillières avant 1908.
Les premières maisons s'appuient sur les remparts de la cité comtale.
Au n°2, au coin de la rue, l'hôtel construit et habité au XVII°s. par la famille Gansard devient au XVIII°s. la propriété de la famille Raymondis-Canaux.
Les escaliers, seuls vestiges, ont aujourd'hui disparu.
Joël Levillain
Les Milles Colonnes avant 1911.
Dans cet établissement, dont l'existence est attestée dès 1318, le jeu de "Jacquet" se pratique encore. La population arménienne pratique ce jeu sous le nom de "Tavelli".
Sous l'Ancien Régime, c'était le café des Trois Rois, où l'on jouait à la "Sirette".
Les boiseries de 1837 sont toujours visibles à l'intérieur. La rue pavée invite à la flanerie.
Sur la droite, une cadière permet l'échange des nouvelles. Sous la treille, les maîtres des chiens se racontent sans doute des histoires de chasse.
La maison qu'occupait Claude Gay est à l'angle de la façade du café.
Joël Levillain