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Le patrimoine architectural varois : une histoire des bâtiments publics au XIXe siècle

Le patrimoine architectural varois,

une histoire des bâtiments publics au XIXe siècle

Après le succès de notre exposition temporaire Le patrimoine architectural varois : une histoire des bâtiments publics au XIXe siècle, vous pouvez la retrouver en exposition virtuelle.

Les Archives départementales du Var conservent des documents d'architectes dans différents fonds. Qu'ils s'agissent d'archives privées ou publiques, de projets aboutis ou non, il existe une richesse et une variété de typologie de documents comme de bâtiments. Cette exposition, ouverte dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, se concentre sur les bâtiments publics du XIXè siècle. Les documents d'architectes ayant versé leurs archives à nos services sont cotés J : archives privées. Cependant, de nombreuses archives publiques contiennent des plans notamment pour des projets de bâtiments, d'ouvrages d'art, de lignes de chemin de fer, etc. Nous trouvons bien entendu les ponts et chaussées (séries O et S) ou encore l'administration (série N) et bien sûr les communes (E DEPOT).

Nous avons choisi ce corpus d'aquarelles d'Esprit Lantoin pour un projet de palais de justice, caserne et prison, à Brignoles, pour illustrer le vocabulaire architectural. Ainsi on peut voir différentes vues d'un bâtiment : l'élévation, où l'on voit la façade, la coupe, "tranche" verticale, le plan, que l'on connaît le mieux qui est une coupe verticale. Il y a également des plans de situation, dont certains indiquent les propriétaires qui seront expropriés pour réaliser le projet.

Sur ce plan aquarellé, nous pouvons voir les trois mêmes bâtiments représentés deux fois, en haut en couleur, en bas seulement le contour à la plume et les fondations en rose. Il s'agit des élévations (la façade) d'un projet de palais de justice, prisons et d'une caserne de gendarmerie de la commune de Brignoles. Le bâtiment principal, au milieu des trois est le plus grand, les deux autres, de chaque côté, sont plus petits. Le bas des bâtiment est gris clair, le reste de la façade est beige, pour les deux bâtiments de côté, elle tire sur le jaune, toutes les toitures sont rouges. En bas du dessin, sous les bâtiments seulement au crayon, au milieu est inscrite l'échelle du plan : cinq millimètres par mètre. Ce plan a été dessiné par l'architecte du Département, Esprit Lantoin, en 1933.
150 J 4.6.1

Projet d'un palais de justice, de prisons et d'une caserne de gendarmerie, Brignoles, élévations, encre, crayon, aquarelle, 20 juillet 1833. Fonds Esprit Lantoin.

Il s'agit du même projet que le précédent, cette fois on voit une coupe des bâtiments, c'est-à-dire une découpe verticale du bâtiment, comme une tranche de gâteau. Les contours sont à la plume, les seuls espaces colorés sont les fondations en rose. En haut de la page, nous voyons une coupe du palais de justice et des pisons et en bas, une coupe de la caserne, en dessous, l'échelle de cinq millimètre par mètre. Dans la cour, une fontaine est représentée, entourée de deux arbres. 1 2
150 J 2.6.2

Projet d'un palais de justice, de prisons et d'une caserne de gendarmerie, Brignoles, coupes, encre, crayon, aquarelle, 20 juillet 1833. Fonds Esprit Lantoin.

Il s'agit toujours du même projet, on observe cette fois le plan donc une vue du dessus. On découvre que les bâtiments sont ordonnés en U inversé. Sur la gauche, on voit la caserne avec une première partie réservée à l'hébergement des gendarmes et une cour centrale comprenant sur la gauche la fontaine et le lavoir et en face sur la droite, les latrines. Faisant face aux hébergements, de l'autre côtés de la cour de la caserne, se trouvent les écuries. Sur la continuité du bâtiment (la partie longue de ce U inversé) se trouve le palais de justice. Sa cour avec la fontaine et les latrine jouxte le mur extérieur des écuries. On y accède par une volée de marches depuis le palais de justice lui-même. Le palais de justice comporte plusieurs pièces : le tribunal de commerce est séparé de la justice de paix par un vestibule, de chaque de ces tribunaux, on trouve les bureaux des employés notamment les greffiers. Un corridor central dessert d'autres bureaux : avocats, archives, concierge. Une cour exactement comme la première est accessible de l'autre côté par des marches d'escalier. Le bâtiment de droite, enfin, est la prison. Contournée par un chemin de ronde, elle comporte une partie pour les détenus hommes et une autre pour les détenues femmes. Une cour d'entrée, précédée d'un corps de garde permet sûrement aux visiteurs de se renseigner. Elle comporte une fontaine et un lavoir à droite et des latrines à gauche. 2 2
150 J 2.4.1

Plan du palais de justice de Brignoles, encre, crayon, aquarelle, 1833. Fonds Esprit Lantoin.

Il s'agit cette fois du plan de situation de cet établissement. on y voit les routes adjacentes et le cours d'eau pour permettre de les situer dans la ville de Brignoles. On constate également que les noms des propriétaires des terrains immédiatement proches sont notés. Au centre, une vue du dessus moins détaillée que le plan précédent, pour figurer le futur emplacement des bâtiments. Ur le côté droit, les indications du plan et l'échelle de deux millimètres par mètre.
150 J 2.6.3

Projet d'un palais de justice, de prisons et d'une caserne de gendarmerie, Brignoles, plan parcelle, encre, crayon, aquarelle,20 juillet 1833. Fonds Esprit Lantoin.

Il s'agit également d'un plan de situation pour ce même projet mais pour un autre dessin de ce même projet. Cette fois, les bâtiments ne sont pas dessinés en U inversé mais en long. Nous ne savons pas si l'un de ces projets a été choisi, en tous cas, l'ancien palais de justice de Brignoles ne se situait pas à cet endroit là.
150 J 2.6.4

Projet d'un palais de justice, de prisons et d'une caserne de gendarmerie, Brignoles, plan parcelle 2ème version, encre, crayon, aquarelle, 27 juillet 1833. Fonds Esprit Lantoin.

Il s'agit toujours du même projet, en U inversé. On observe cette fois une vue du dessus, avec les toitures, elle est donc moins détaillée que la précédente. Sur la gauche, on voit la caserne avec une première partie réservée à l'hébergement des gendarmes et une cour centrale. Faisant face aux hébergements, de l'autre côtés de la cour de la caserne, se trouvent les écuries. Sur la continuité du bâtiment (la partie longue de ce U inversé) se trouve le palais de justice, il est indiqué "jardins" de chaque côté avec des arbres dessinés à la plume. Le bâtiment de droite, enfin, est la prison. Contournée par un chemin de ronde, elle comporte une partie pour les détenus hommes et une autre pour les détenues femmes. Une cour d'entrée, précédée d'un corps de garde permet sûrement aux visiteurs de se renseigner. Au centre de ce U se trouve une place publique bordée d'arbres. Devant passe une route nommée "Grande route d'Italie à Aix".
150 J

Projet d'un palais de justice, de prisons et d'une caserne de gendarmerie, Brignoles, plan parcelle 3ème version, encre, crayon, aquarelle [1833], Fonds Esprit Lantoin.

Sur ce document, sont rassemblés plusieurs éléments déjà décrits plutôt. En haut, nous voyons l'élévation du bâtiment principal, entouré de deux coupes des bâtiments latéraux avec les deux cours contenant à chaque fois une fontaine entourée de deux arbres. Dessous le plan est dessiné en noir et de chaque côté, nous voyons une élévation du bâtiment principal, avec les différentes façades (avant et arrière du bâtiment).
150 J 6.8.1

Plan et élévation du palais de justice, Draguignan, crayon, encre, aquarelle sur papier velin [XIXe]. Fonds Esprit Lantoin.

Les architectes

Les architectes peuvent être employés du département ou de la commune ou être indépendant. Nous trouvons ici un courrier-type d'un architecte indépendant proposant ses services.

Ce document, format A5 (moitié d'une feuille A4) orientation paysage est une lettre-type, imprimée et complétée à la main. Elle a été rédigée le 30 octobre 1892, à l'attention du maire de Comps-sur-Artuby. On peut imaginer qu'elle a été adressée à d'autres communes également. 
Dans le courrier, l'architecte-géomètre S. Gensollen, à Draguignan, propose ses service à la commune pour tous types de travaux : dressement de plans, métrages de travaux, expertises, etc.
E DEPOT 65 / 319

Courrier-type proposant les services d'un architecte à destination des communes, 1892. Archives communales de Comps-sur-Artuby.

Il s'agit d'un document écrit de format un peu plus grand qu'A4, orientation portrait. Le papier porte l'en-tête imprimée de la Préfecture du Département du Var, le reste est manuscrit, à la plume. Il porte le titre "Etat indicatif des divers bâtiments affectés à un Service Départemental". Les différentes colonnes indiquent la désignation du bâtiment, la raison de l'entrée de ce bâtiment dans le cadre du département, la date d'entrée, l'origine et une dernière colonne observations. Sur cette première page, il y a 15 bâtiments et il y en a d'autres décrits à l'intérieur. Parmi eux, la préfecture, les tribunaux et maisons d'arrêt, etc.
4 N 31

Etat des bâtiments Service départemental d'architecture, 1828.

Les bâtiments administratifs

Nous avons voulu mettre en lumière les différents bâtiments administratifs du Var pour lesquels nous possédons de très belles aquarelles d'Esprit Lantoin et d'autres architectes.

Il s'agit d'une magnifique aquarelle de l'architecte Esprit Lantoin, à dominante verte puisqu'il s'agit d'un jardin, en bas à droite nous trouvons en rose les bâtiments de la Préfecture de l'époque (l'actuelle sous-préfecture de Draguignan). Sur la gauche, séparée par une allée bordée d'arbre des bâtiments eux-mêmes, se trouve le potager (à l'emplacement actuel de la Poste). Au fond, le jardin du Préfet, à l'emplacement de l'actuel Parc Haussmann, comporte des allées bordées d'arbres pour circuler, ainsi qu'un petit bassin.
Jardins de la Préfecture, Draguignan, crayon, encre, aquarelle, 1850. Fonds Esprit Lantoin, 150 J.

Autrefois jardin de la Préfecture, aujourd'hui, la partie supérieure est occupée par le parc Haussmann, parc public, à Draguignan, tandis qu'en bas, à gauche, une partie du jardin du Préfet est occupée par la Poste, à l'angle. Esprit Lantoin exercice ici un véritable travail d'artisite avec cette aquarelle, au-delà du dessin de bâtiment.

Il s'agit de deux élévations l'une au-dessus de l'autre, des façades avant et arrière de la Préfecture du Var (l'actuelle sous-préfecture de Draguignan). Elle sont réalisées à la plume, seul le sol est légèrement beige. En dessous, nous trouvons l'échelle de cinq millimètres par mètre. Il s'agit d'un plan de 1841 de l'architecte départemental Esprit Lantoin.
Projet d'un Hôtel de Préfecture du Var, Draguignan, élévations, crayon, encre, lavis, 1841. Fonds Esprit Lantoin, 150 J 5 / 1 / 2.

Jusqu'en 1974, Préfecture du Var, le bâtiment est aujourd'hui la Sous-Préfecture de Draguignan.

Il s'agit de deux plans en couleur du projet d'un hôtel de ville, à Lorgues, par l'architecte départemental Esprit Lantoin, en 1826. à gauche, dessiné en noir, le plan du rez-de-chaussée, à droite, en rouge, celui du premier étage. Sous le plan de gauche, nous trouvons l'échelle, d'un centimètre par mètre. Au niveau du rez-de-chaussée, on entre par le vestibule, bordé, à gauche, par la loge du concierge et à droite par la salle de justice de paix. On accède après quelques marche à un petit pallier avec le bûcher à gauche (probablement la chaudière) et le vestiaire à droite. Ce pallier mène ensuite au grand escalier qui dessert deux cellules de prisons et mène au premier étage. 
Au premier étage, on arrive en face à la salle du conseil (l'actuelle salle des mariages), avec de chaque côté des bureaux, celui du maire et celui du secrétariat. Sur le pallier, on trouve à droite, le bureau du sergent de ville et à gauche la salle des archives et l'accès au second étage, seulement réservé au personnel puisqu'il s'agit de franchir une porte.
Projet de création d'hôtel de ville, Lorgues, plans, crayon, encre, aquarelle, 1828. Fonds Esprit Lantoin, 150 J 30.

Parmi les bâtiments dessinés par Esprit Lantoin au cours de ses plus de 30 ans d'exercice comme architecte départemental, nous trouvons ici le rez-de-chaussée et le 1er étage de la mairie de Lorgues.

Nous avons sélectionné ce plan de l'hôtel de ville de Cogolin, de 1843, puisqu'il montre les différents éléments vus jusque-là sur les différents documents d'architecte. En effet, au centre du dessin, nous trouvons le plan de situation indiquant les rues adjacentes au projet. En bas, à gauche, nous trouvons une coupe du bâtiment qui montre le dénivelé du terrain. Ces deux dessins sont à l'échelle de deux millimètres par mètre. Au dessus, un détail de la rampe en fer (d'habitude ces dessins sont présentés séparément des plans), à l'échelle 0,02 mètre par mètre, est surmonté d'une coupe dans la largeur du bâtiment. Sur la gauche du plan de situation, nous trouvons une coupe de la longueur du bâtiment avec des détails de certaines pièces : portes, escaliers etc. Ces deux dessins sont à l'échelle 0,01 mètre par mètre. Dessous, nous voyons un détail de la porte d'entrée, surmonté du panneau "Hôtel de ville", à la même échelle que la rampe : 0,02 mètre par mètre.
Hôtel de ville, Cogolin, plans, coupes, profils et détails, crayon, encre, aquarelle, 1843. Archives communales de Cogolin, E DEPOT 42 / 1 M 1.

Ce plan de l'hôtel de ville de Cogolin présente la particularité de montrer sur le même document le plan de situation, deux plans de coupe et des détails comme par exemple la rampe, qui d'ordinaire se trouvent sur des documents séparés.

Ce plan aquarellé d'un projet de deux cachots à Draguignan, de l'architecte départemental Esprit Lantoin date de 1837. En haut, nous avons une coupe sur la longueur et l'élévation et en bas le plan. Sur le plan, nous voyons que les cachots sont entourés du chemin de ronde. Les cahots jouxtent la prison, on y accède par une porte qui mène à une cour, un corridor permet ensuite l'accès aux cellules.
Projet de deux cachots, Draguignan, élévations, coupes et plan, crayon, encre, aquarelle, 1837. Fonds Esprit Lantoin, 150 J 9/2/1.

Esprit Lantoin dessine ici un projet de deux cachots pour Draguignan, nous ne savons pas s'ils ont été réalisés ou non.

Les bâtiments religieux

Nous avons sélectionné deux projets d'églises de Draguignan.

Ce document en toile calandrée (même technique de mise en tension à la chaleur que le calque mais pour un papier à base de fibre de tissus et non de fibre de bois) étant transparent, il est difficile à lire de prime abord. En raison de la nature du support, la restauration a été longue pour mettre à plat le document sans l'endommager. En son centre, on a superposé le dessin des contours de la future église de Draguignan (actuelle église Saint-Michel, en haut du marché) à l'encre rouge sur le cadastre, les parcelles sont en jaune pâle avec inscription des numéros. Dans le même dossier, un tableau des propriétaire est présent afin de pourvoir connaître les personnes à exproprier pour la réalisation du présent ouvrage. Le dessin est signé A. Guérin, architecte de la ville, 1862. En haut à gauche, les informations afférentes au document "Département du Var, ville de Draguignan, partie du plan cadastral (section M) indiquant les propriétés à acquérir pour former l'emplacement d'une église paroissiale" suivies de l'échelle 0,002 mètre par mètre.
En haut à droite, le texte est inversé, il s'agit de la signature du conseiller d'Etat secrétaire général, ces signatures de validation sont souvent inversées par rapport au sens de lecture. 1 3
Plan du projet d'une église de Draguignan, superposé au cadastre. Les personnes résidant sur les parcelles concernées seront expropriées. Architecte A. Guérin. Encre, crayon, aquarelle sur toile calandrée, 1862. 2 Op 50 / 15.

Afin de préparer l'implantation de l'église de Draguignan (délibération communale dans l'image suivante), l'architecte communal, A. Guérin superpose, sur toile calandrée (même technique que le calque mais sur un papier à base de vieux chiffons et non de cellulose de bois), le schéma de l'église au cadastre. Cela permet de savoir qui il faudra exproprier (liste des propriétaires plus loin dans le dossier papier).

Il s'agit d'un document intégralement manuscrit d'un format un peu supérieur à A4 intitulé "Extrait de la délibération du conseil de fabrique de la paroisse de Draguignan du 28 avril 1867".  à l'issue de cette séance, il a été décidé de la création de cette église. 2 3
Extrait de délibération communale de Draguignan, afférant à la création de l'église, 1863. 2 Op 50 / 15.

Plan du projet d'une église de Draguignan, superposé au cadastre. Les personnes résidant sur les parcelles concernées seront expropriées. Architecte A. Guérin. Encre, crayon, quarelle sur toile calandrée, 1862. 2 Op 50 / 15.

Il s'agit d'un papier à en-tête "Département du Var - Mairie de Draguignan", le reste est manuscrit. L'objet du rapport des expert est inscrit sur la gauche "vérification du sous-sol de l'emplacement de l'église" 3 3
Rapport des experts au sujet de la future église de Draguignan, 1863. 2 Op 50 / 15.
Il s'agit d'un papier type brouillon, fin, à petits carreaux, orientation paysage. Le dessin est à l'encre et au lavis : ajout d'eau pour dégrader la couleur, ici du gris. L'architecte départemental Esprit Lantoin signe ici un projet fantaisiste et qui ne sera pas réalisé. Ayant découvert avec son père, une carrière de pierre tendre à Draguignan, il a imaginé la création d'une église souterraine, creusée dans la roche. Trois vues différentes de l'édifice figurent sur ce document, deux plus petites en haut, une en bas. Sur la gauche, nous avons la coupe sur la largeur avec un conduit vers le haut au niveau de la coupole, probablement pour permettre l'aération, puisqu'il s'agirait de la partie la plus au fond de la caverne. à côté se trouve la façade décorée de briques et dessous la coupe sur la longueur où l'on voit de nouveau le conduit de la coupole du fond et au milieu une autre coupole plus grande et haute, elle aussi munie d'un conduit.
Projet d'église souterraine, non réalisé, Draguignan, élévation et coupes, encre, lavis, crayon, 1845. Fonds Esprit Lantoin, 150 J 15.

La créativité d'Esprit Lantoin s'exprime ici avec un projet, non réalisé d'église souterraine avec l'ambition d'accueillir 38 000 personnes dans l'édifice. Son père étant tailleur de pierre, il a trouvé à Draguignan une carrière de pierres tendre, qui a donné l'idée à Esprit de dessiné ce projet. Il est peint au lavis (dilution plus ou moins forte à l'eau pour réaliser les nuances d'intensité du gris).

Les bâtiments scolaires

Au XIXe siècle, des lois sur le travail des enfants sont d'abord votées, puis l'école gratuite, laïque et obligatoire se met en place. Pour accueillir les élèves, il faut créer des écoles supplémentaires ainsi que des écoles pour former les enseignants : les écoles normales.

L'architecte A. Guérin à qui l'on doit l'église de Draguignan, est entre-temps devenu Architecte du Département. Cet avant-projet d'école normale d'Institutrices, à l'échelle 0,0005 mètre pour un mètre est une aquarelle du 10 août 1881. Il s'agit d'une élévation du bâtiment (la vue de la façade). Le bâtiment est rectangulaire sur un étage avec deux avancées plus basses sur les côtés (seulement le rez-de-chaussée) et un bâtiment haut, sur quatre étage au milieu, comportant une girouette en toiture. 1 5
Projet d'une école normale d'institutrices, Draguignan, élévations, crayon, encre, aquarelle, réalisé par l'architecte A. Guérin, 1885. 4 N 15.

Au XIXe siècle, des lois règlementent d'abord le travail des enfants puis instaurent l'école gratuite, laïque, obligatoire. Cela nécessite la création d'écoles pour les élèves mais aussi de former des enseignants. A. Guérin, l'architecte du projet d'église de Draguignan est devenu entre temps architecte départemental et a réalisé le projet d'école normale d'institutrices de Draguignan. Ce dessin est un avant-projet "à modifier", vous pouvez chercher les différences avec la carte postale suivante, représentant le bâtiment terminé.

Sur la photographie en noir et blanc de cette carte postale, nous distinguons les différences entre le projet réalisé et l'avant projet, malgré la végétation et le portail qui empêchent de voir correctement le rez-de-chaussée. La partie centrale n'a pas de girouette et les deux avancées sur les côté comportent autant qu'étages que le bâtiment principal. 2 5
Carte postale de l'école normale d'institutrices, Draguignan, non datée. 2 FI DRAGUIGNAN 425.

Le bâtiment définitif de l'école normale d'institutrices. Vous pouvez chercher les différences avec l'avant-projet.

Il s'agit d'un plan d'ensemble, orientation paysage, sur papier millimétré, de l'école normale, à l'échelle 0,002 mètre par mètre. Nous constatons que le bâtiment est bien plus grand que la seule façade visible de la rue. Sur cette vue depuis le haut, nous avons des espaces verts avec un grand jardin devant qui mène à des bassins sur la droite, sur la gauche sont indiqués le préau couvert et le gymnase. Derrière se trouvent la cour d'entrée, l'école maternelle et l'école annexe. 3 5
Projet d'une école normale d'institutrices, Draguignan, plans, crayon, encre, aquarelle sur papier millimétré, réalisé par l'architecte A. Guérin, 1885. 4 N 15.

Ici nous pouvons voir le plan de situation de l'école normale d'institutrices. Les élèves des écoles alentours ont parfois utilisé les jardins lors des cours d'éducation physique.

Il s'agit d'un document A5 portrait, imprimé, intitulé "Rapport de la commission". Il indique que M. Anglès (qui a donné son nom au petit jardin devant la Sous-Préfecture) a exposé à la commission la situation d'illégalité dans laquelle se trouvait le Var puisque la loi prévoit une école normale d'institutrices par département, jusque-là les étudiantes étaient envoyées à Aix. 4 5
Rapport de la commission sur la création d'une école normale de jeunes filles, 4 N 15.
Ce document format A4 portrait, intitulé "évaluation approximative des dépenses de construction, installation et ameublement d'une école normale de filles dans le département du Var" est manuscrit. Pour l'auteur du document, les effectifs doivent être composés de 60 élèves-instituteurs, 1 directrice, 5 maîtresses adjointes, 1 cuisinière, 1 fille de cuisine, 1 concierge jardinier et 50 élèves à l'école annexe. 5 5
Devis de construction et d'ameublement d'une école normale de jeunes filles, 4 N 15.
L'architecte de Saint-Raphaël, Sylvain-Joseph Ravel est l'auteur de ce projet de groupe scolaire de Roquebrune. Il s'agit d'une aquarelle de l'élévation de la façade principale. Au premier plan se dresse un bâtiment de 2 étages den briques grises et toit de tuiles rouges. Sur le premier étage est inscrit "Ecole maternelle" et de chaque côté "garçons" et "filles". à l'arrière, il semble qu'un préau dépasse de chaque côté car il y a un toit et des piliers mais pas de murs, ce qui nous permet de voir un autre bâtiment derrière, sans précision sur sa nature. Derrière ce second bâtiment, nous trouvons 4 arbres qui dépassent. 1 3
Groupe scolaire de Roquebrune, élévations, crayon, encre, aquarelle, [XIXe]. Fonds Sylvain-Joseph Ravel, 40 Fi 79.

Sylvain-Joseph Ravel, longtemps architecte de la commune de Saint-Raphaël a dessiné de nombreux édifices privés comme publics. Ici nous trouvons le groupe scolaire de Roquebrune qui a été utilisé pour l'affiche de l'exposition (zoom sur la partie centrale).

Comme l'église de Draguignan, cette élévation (façade principale) de l'école Rouvière de Toulon est sur toile calandrée, il était conservé plié et sa mise a plat a pris du temps, on voit toujours les marques des anciens plis.
Il s'agit d'un bâtiment rectangulaire avec deux parties avec un étage de plus de chaque côté. Sur le toit de la partie principale apparaît une verrière. La particularité de ce dessin à l'encre est de présenter les détails de la façade jusque dans les statues, ce qui n'est pas fréquent. Sur la partie de droite le blason de la commune de Toulon est présent au niveau du premier étage. Au-dessus de la porte, un buste est figuré. 2 3
Ecole supérieure de garçons, Toulon, élévations, encres sur toile calandrée, 1880. 2 Op 140 / 30

Ce dessin de l'école supérieure de garçons de Toulon présente la particularité d'avoir les dessin des statues et blason de la ville.

Ce plan date du tout début du 20ème siècle et est réalisé sur un calque (papier à base de bois), le temps l'a fait jaunir, le fond est donc beige. Il s'agit de la vue du dessus du collège Ferrié à Draguignan. On voit un U inversé avec des T de chaque côté. Le parc est arboré, des arbres sont représentés. La légende est sur le côté en haut à gauche et renvoie à des lettres sur le dessin. 3 3
Plan du premier étage du collège Ferrié, Draguignan, encre et aquarelle sur papier calque, 1905. 2 Op 50 /29.

Ce calque représente le collège Ferrié, il fait exception aux bornes chronologiques de l'exposition puisqu'il date du tout début XXe. On constate que la légende est constituée de lettres qui renvoient aux pièces.

Les bâtiments de soin

Ce magnifique projet pour l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu n'a terminé que troisième ex-aequo. Il est pourtant magnifique.

Nous ne conservons malheureusement pas les travaux des autres participants.

Sur cette magnifique aquarelle de grand format (nous l'avions exposée dans un cadre de 70 cm par 100 cm, orientation paysage), on compte trois élévations en haut, ainsi qu'une coupe et en bas, une élévation et deux coupes. Pour montrer la diversité des architectures des différents bâtiments, l'architecte a dessiné plusieurs bâtiments. Ceux-ci comportent 2 à 3 étages, une allée couverte permet le passage de l'un à l'autre. Les termes utilisés pour désigner les patients peuvent choquer aujourd'hui : travailleurs, semi-tranquilles, tranquilles mais ils étaient courant à l'époque et on les trouve sur le cahier des charges. 
Ces termes sont indiqués au-dessus des bâtiments. Le dessin présente beaucoup de végétation. Des silhouettes de personnes sont dessinés pour figurer la taille des bâtiments, ce sont des travailleurs comme des familles venues rendre visite à leur proche.  1 5
Projet non retenu de bâtiments pour l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu, élévation. Cet architecte, M. Kalas, a été candidat au premier concours 1882-1883 (un second concours a eu lieu en 1885-1886), arrivé 3ème, élévations. 4 N 18.

Lors de la création de l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu, un premier concours d'architecte a été lancé en 1882-1883, nous n'avons qu'un seul des projets reçus dont voici un extrait. Il s'agit d'une série d'aquarelles de l'architecte Kalas, arrivé 3e ex-aequo. Plus tard, il signera le pavillon du champagne pour l'exposition universelle de 1900.

Cette magnifique aquarelle se compose de deux parties : une frise avec tous les bâtiments en haut et un plan général, vu du dessus : les structures intérieures sont absentes, on voit surtout les dénominations des différents bâtiments. 
On s'aperçoit qu'en plus des bâtiments de soin, sur la droite se trouvent la chapelle et le théâtre, pour l'occupation des personnes internées. 2 5
Projet non retenu de bâtiments pour l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu- Plan. Cet architecte, M. Kalas, a été candidat au premier concours 1882-1883 (un second concours a eu lieu en 1885-1886), arrivé 3ème. 4 N 18.

Nous voyons ici la composition générale du projet. Les termes utilisés pour désigner les pathologies des patients sont péjoratifs aujourd'hui mais ils étaient normaux à l'époque, il n'a fait que reprendre les termes usités dans le cahier des charges du concours. On distingue sur la frise en haut la diversité des styles des bâtiments, tous différents, aspect qui a été apprécié par le jury.

Dans ce journal "la Gazette des architectes et du bâtiment", a été publié le concours pour la construction de l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu. Il détaille le cahier des charges des attendus de cet établissement. 3 5
Publication du concours dans la Gazette des architectes et du bâtiment pour la création de l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu, [XIXe]. 4 N 18.

Extrait de la gazette des architectes qui a publié le concours.

Il s'agit d'un papier à en-tête République Française - Préfecture du Département du Var, le reste est manuscrit, très bien écrit. Nous apprenons que les projets déposés à ce premier concours d'architecte pour la construction de l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu étaient six. Deux ont été retirés car ne répondant pas aux critères, seuls les 4 restants ont été examinés. Le projet ayant obtenu le premier prix a gagné 3 000 francs, le second 2 000 francs, les deux autres ont terminé troisièmes ex-aequo avec 1 000 francs chacun. 4 5
Résultats du concours d'architecte, première page. 4 N 18

Le préfet a demandé une somme plus importante au président du Conseil général afin que les deux candidats 3ème ex-aequo puisse percevoir l'intégralité des 1 000 francs promis au 3ème. Ce concours-là n'a pas donné satisfaction et un second a été lancé en 1885-86, date qui correspond à la création de l'établissement.

Résultats du concours d'architecte, pages intérieures.  4 N 18 5 5
Résultats du concours d'architecte, pages intérieures. 4 N 18

à l'intérieur de ce rapport, nous trouvons les commentaires au sujet du projet Ophélia, de M. Kalas, architecte à Paris, qui a terminé troisième ex-aequo. Le jury trouve que "la disposition générale [...] bonne quoique donnant prise à quelques critiques et dont la distribution intérieure des pavillons laisse à désirer ; se fait remarquer par l'idée heureuse et habilement rendue, de faire disparaître l'aspect sérieux et monotone qui semble devoir caractériser le genre d'établissement dont il s'agit, en donnant aux divers bâtiments dont se compose l'asile, une physionomie gracieuse, gaie et surtout variée pour chacun d'eux. Mais le jury a trouvé que la fantaisie avait entraîné trop loin l'auteur de ce projet dans l'expression de sa pensée et lui avait fait négliger l'étude approfondie des détails de construction."

Les bâtiments culturels et de loisirs

Le théâtre de Draguignan et le casino d'Hyères sont présentés.

Cette aquarelle présente le plan du théâtre de Draguignan, orientation portrait. Le bâtiment est rectangulaire. Tout au fond, nous trouvons le foyer des acteurs, derrière la scène puis devant, nous avons l'avant-scène et en contrebas l'orchestre. Sur les côtés les balcons, et en bas, le parterre, de forme circulaire. Avec les loges en hauteur, le tout desservi par des corridors. On accède par une porte au Foyer public qui comporte un balcon. L'échelle, sous le dessin, nous indique un centimètre par mètre. 1 4
Projet d'un théâtre, Draguignan, plan, crayon, encres et aquarelle, réalisé par l'architecte Esprit Lantoin, 1833. Archives communales de Draguignan, E DEPOT 16 / M 15.

Esprit Lantoin réalise ici le théâtre de Draguignan, autorisé par Louis Philippe (document suivant).

Il s'agit d'un courrier à en-tête de Louis-Philippe, rédigé à Saint-Cloud, le 25 septembre 1834. Il est rédigé sur un papier chiffon (réalisé à base de vieux chiffons) et contient un magnifique filigrane (empreinte réalisée lors de la presse du papier à l'aide d'une forme en laiton) représentant le monarque sur son trône, en bas est embossée, en relief, la mention "Ministère de l'Intérieur". 
Nous pouvons lire : "à tous présents et à venir, Salut, sur le rapport de notre ministre secrétaire d'Etat au Département de l'Intérieur, le comité de l'intérieur de notre conseil d'Etat entendu, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit : 
article premier : la ville de Draguignan (Var) est autorisée à acquérir des sieurs Gebelin et de la Dame Gebelin, épouse du sieur Lambert, pour le prix de 4 300 francs, un terrain contenant 1780 mètres carrés et estimé à 4895 francs, pour y construire un théâtre, suivant le projet adopté par notre ministre de l'Intérieur. Le paiement du prix de cette acquisition et des frais qui en résultent aura lieu au moyen des fonds libres de la caisse municipale. 
Article 2 : notre Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution de la présente ordonnance. 
Donné au Palais de Saint-Cloud, le 25 septembre 1834.
Signé : Louis-Philippe
Par le Roi : 
Le Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur,
Signé : A. Thiers.
Pour ampliation : 
Le Maître des Requêtes,
Secrétaire général du ministère de l'Intérieur.
Signature illisible."
2 4
Autorisation de Louis Philippe pour la création du théâtre de Draguignan, 1834. 2 Op 50 / 19.

Dans ce document, Louis-Philippe autorise la construction du théâtre de Draguignan.

Zoom Autorisation de Louis Philippe pour la création du théâtre de Draguignan, 1834. 2 Op 50 / 19. 3 4
Zoom Autorisation de Louis Philippe pour la création du théâtre de Draguignan, 1834. 2 Op 50 / 19.

Le papier, réalisé à base de chiffons recyclés, comprend, quand on le regarde à la lumière, un filigrane (photographie suivante) représentant le monarque sur le trône, tenant dans ses mains le sceptre et la main de justice, atribus royaux. Au-dessus de l'ovale, on voit une couronne.

Autorisation de Louis Philippe pour la création du théâtre de Draguignan, 1834. 2 Op 50 / 19. 4 4
Autorisation de Louis Philippe pour la création du théâtre de Draguignan, 1834. 2 Op 50 / 19.

Ce document est également embossé (gravure en relief) d'un cercle mentionnant "Ministère de l'Intérieur"

Le cyanotype est une copie d'un dessin, représenté en blanc sur fond bleu. On voit ici la coupe transversale du casino de Hyères. Il s'agit d'un document sur papier épais type Canson orientation paysage. Sur la droite, une verrière circulaire est continuée par un bâtiment plus classique. Nous voyons en bas les fondations dont une partie avec des murs très épais, nous pouvons imaginer qu'il s'agissait de la salle des coffres, afin de ne pas l'atteindre en creusant. Sur la gauche, nous pouvons imaginer l'entrée principale avec une belle montée d'escalier et des rambardes sculptées, nous voyons aussi des arbres devant.
Projet de création d'un casino, Hyères, élévations, cyanotype, architecte Lazard, 1889. 2 Op 69 / 12.

Dans le but de réaliser une copie d'un dessin, les architectes utilisaient la technique du cyanotype, aussi surnommé "bleu d'architecte". Technique proche de la photographie, il s'agit de mélanger des produits chimiques réactifs à la lumière et d'en enduire un papier, sur lequel on place le calque du dessin souhaité, placé sous une vitre, exposé au soleil, le fond devient gris. Après lavage et séchage, le fond apparaît bleu (cyan) et le dessin en blanc. Nous avons ici le casino, municipal à l'époque, de Hyères.

Les bâtiments de la vie quotidienne

Comme pour le casino de Hyères, le plan est dessiné avec la technique du cyanotype. Nous pouvons observer l'élévation de la façade latérale en haut, au milieu la coupe et en bas la charpente, dessinées à l'échelle 0,02 mètre par mètre.
La toiture du marché couvert est à double pente avec une charpente en bois. 1 3
Construction d'un marché couvert, Saint-Raphaël, plans et coupes, cyanotype, réalisé par l'architecte Sylvain-Joseph Ravel, 1886. 2 Op 119 / 5.

Sylvain-Joseph Ravel signe ici le marché couvert de Saint-Raphaël. Ce cyanotype est conservé dans les travaux communaux (fonds 2 Op)

Nous voyons cinq dessins sur cette image, la partie de droite a été décrite dans l'image précédente. Sur la partie gauche nous voyons, en haut la façade principale, en longueur et dessous le plan, rectangulaire avec une partie centrale, probablement pour les étals des marchands. 2 3
Construction d'un marché couvert, Saint-Raphaël, plans et coupes, cyanotype, réalisé par l'architecte Sylvain-Joseph Ravel, 1886. 2 Op 119 / 5.
Il s'agit de la page de garde du plan indiquant S. J. Ravel, architecte, Saint-Raphaël (Var, Ville de Saint Raphaël, construction d'un marché couvert, plan ,élévation et coupe, dressé par l'architecte soussigné St Raphaël, le 16 octobre 1886", suivi de sa signature. 3 3
Construction d'un marché couvert, Saint-Raphaël, plans et coupes, cyanotype, réalisé par l'architecte Sylvain-Joseph Ravel, 1886. 2 Op 119 / 5.
Cette magnifique aquarelle comporte 4 dessins. De part et d'autre des indications de la commune et du bâtiment, nous trouvons les élévations de la façade principale, à gauche et de la façade latérale à droite. Les façade sont rouge avec les pignons blancs et les portes en bois, on voit une fontaine à côté du bâtiment. Sous l'élévation de la façade principale se trouve le plan, vu du dessus avec les détails des deux pièces : bureaux de l'octroi et bureaux de l'administration, chacun ayant sa porte d'entrée mais étant reliés par une porte intérieure. Sous l'élévation de la façade latérale, se trouve une coupe qui permet de voir la porte et la charpente, ainsi que les soubassements.
Abattoirs de Saint-Raphaël, élévations, coupes et plans, encre, crayon et aquarelle, [XIXe]. Fonds Sylvain-Joseph Ravel, 40 Fi 8.

Cette aquarelle de Sylvain-Joseph Ravel représente les abattoirs de Saint-Raphaël (bureaux) et comporte une coquille dans le nom de la commune.

Ici, la technique du cyanotype a également servi pour la page de garde des plans. Elle indique que la poste a été construite sur l'emplacement de l'ancien cimetière. Il s'agit de plans et coupe à l'échelle de 0,01 mètre par mètre. 1 2
Bâtiment des Postes et télégraphes, Puget-sur-Argens, plans et coupe, cyanotype, architecte Rebuffat, 1887. 2 Op 99 / 3.
Ce cyanotype comporte trois dessins, en haut le plus gros comporte un plan détaillé du rez-de-chaussée du bâtiment et sa situation au niveau de la commune avec les propriétaires voisins et un parc arboré devant l'entrée du bâtiment et le nom de la rue. 
Dessous, on trouve un plan de l'étage, à gauche et une coupe, à droite. 
Le rez-de-chaussée comporte une partie de réception du public puis un vestibule probablement réservé aux employés qui mène aux bureaux, à la cuisine et à un débarras, en bas de l'escalier du mène à l'étage. à l'étage se trouve le logement de fonction du directeur probablement. 2 2
Bâtiment des Postes et télégraphes, Puget-sur-Argens, plans et coupe, cyanotype, architecte Rebuffat, 1887. 2 Op 99 / 3.
Ce dessin à l'aquarelle sur toile calandrée représente un projet de citerne à Comps-sur-Artuby. Il s'agit d'une coupe, nous observons qu'une toute petite partie, peut-être un dixième de la citerne sort de terre, la grand majorité est enterrée. L'eau est représentée en bleu clair et les murs en rose pâle. La partie extérieure est surmontée d'un toit de tuiles rouges.  1 4
Projet d'une citerne, Comps-sur-Artuby, coupe, encre et aquarelle sur toile calandrée, 1887. Archives communales de Comps-sur-Artuby, E DEPOT 65 / 317.

Le Sud connaît de fréquentes sécheresses, aussi les communes vont se doter de citernes. Ici le projet de la commune de Comps, conservé dans les archives communales. La toile calendrée se superpose exactement au dessin montré après. On voit que la plus grand partie de la citerne est souterraine, pour profiter de la température constante.

le dessin de droite est le même que le précédent qu'il recouvre exactement. Dans la partie gauche, on retrouve un plan de situation, qui indique où se situe cette citerne au niveau de la montagne. 2 4
Projet d'une citerne, Comps-sur-Artuby, plan et coupe, encre, aquarelle, crayon, 1885. Archives communales de Comps-sur-Artuby, E DEPOT 65 / 317.
Il s'agit de la page de garde du plan avec les validations officielles. 3 4
Projet d'une citerne, Comps-sur-Artuby, plan et coupe, encre, aquarelle, crayon, 1885. Archives communales de Comps-sur-Artuby, E DEPOT 65 / 317.
Ce texte, bien écrit, révèle la volonté de la commune de se doter d'une réserve d'eau. 4 4
Projet d'une citerne, Comps-sur-Artuby, délibération communale, lithographie et manuscrite, 1884. Archives communales de Comps-sur-Artuby, E DEPOT 65 / 317.

Dans cette délibération, le conseil municipal de Comps décide de se doter d'une citerne.

Ce plan du moulin de Claviers, à l'aquarelle, est composé de 4 dessins : en haut 2 coupes et en bas 2 plans. L'architecte va ici jusqu'à dessiner les rouages du moulin. Sur les vues de dessus, nous voyons la circulation de l'eau, en bleu clair. Les murs, quant à eux, sont en rose.
Projet de moulin à huile pour la commune de Claviers, coupe et plan, crayon, encre et aquarelle, réalisé par l'architecte Esprit Lantoin, 1844. Archives communales de Claviers, E DEPOT 52 / O 12.

Nous retrouvons Esprit Lantoin avec ce projet de moulin pour la commune de Claviers. Il s'agit d'un moulin à ressence (après la première pression de l'huile dans un but alimentaire, une second pression est effectuée, au moulin à ressence, comme elle contient plus de résidus, elle est destiné à un usage non alimentaire, comme la fabrication de savon, par exemple). L'architecte nous montre ici son talent dans les détails des rouages du moulin.

Les transports

Les ports comme les chemins de fer nécessitent la création d'ouvrages d'art. Tantôt par des architectes, tantôt par des ingénieurs, toujours très esthétiques.

Sur ce très beau plan à l'aquarelle, on voit le port, vu du dessus, formant une anse avec une ouverture étroite. De part est d'autre, de gros rochers servent de contreforts aux parties maçonnées, probablement pour en éviter l'érosion par la houle. La rose des vents nous indique que le Nord se situe sur la gauche du grand côté qui ferme le port. Les bâtiments administratifs, sur la droite ne sont pas détaillés dans leur composition, ce sont de simples formes géométriques. 1 2
Plan du port d'Héraclée (Saint Tropez), crayon, encre, aquarelle, 1795. 4 S 41.

Nouvelle exception aux bornes chronologiques de l'exposition avec ce plan de la toute fin du XVIIIe, présentant donc une double échelle en toises et en mètres, qui représente le port d'Héraclée, ancien nom de Saint-Tropez.

Plan du port d'Héraclée (Saint-Tropez) zoom sur une partie du plan précédent, crayon, encre, aquarelle, 1807. 4 S 41. 2 2
Plan du port d'Héraclée (Saint-Tropez) zoom sur une partie du plan précédent, crayon, encre, aquarelle, 1807. 4 S 41.

zoom, plus tardif, de ce même plan, montrant des travaux, il est signé du Préfet d'Azémar, bien connu à Draguignan pour le parking qui porte son nom, qui autrefois était un parc public.

Ce dessin de pont en bois, bien que faisant partie du fond Lantoin ne porte pas sa signature. Il est en format paysage. Il est composé de trois dessins : une vue de côté prenant tout le haut et dessous deux vues différentes : une de dessus, à gauche et l'autre montrant la vue en bas du pont. 
Sur la droite du dessin du haut, un arbre accueille la sortie du pont, sur le dessin du dessous, l'architecte a dessiné les ombres projetées par le tablier du pont. 1 2
Projet de pont en bois sur le Reyran, Fréjus, élévations et vue de dessus, encre, crayon, lavis et aquarelle, [XIXe]. Fonds Esprit Lantoin, 150 J 28.

Ce plan et le suivant sont conservés dans le fonds privé d'Esprit Lantoin mais sont les seuls à ne pas porter sa signature caractéristique. Ils représentent des ponts à Fréjus, sur le Reyran.

Ce dessin non plus n'est pas signé. Il est en format portrait. Il comporte 3 dessins : les vues des deux côtés du pont et une vue de dessus. 
Sur la vue du haut, de nombreux arbres sont dessinés de part et d'autre du pont. 2 2
Projet de pont en pierre, Fréjus, élévations et vue de dessus, encre, crayon, lavis et aquarelle, [XIXe]. Fonds Esprit Lantoin, 150 J 28.
Sur ce dessin à l'encre et à l'aquarelle de l'agrandissement de la gare de Cogolin, l'ingénieur a indiqué de nombreuses indications techniques et notamment les distances entre chaque ouverture. Un couloir, en bas du plan, dessert les différentes salles de la gare : salle des pas perdus, salle d'attente. On repère également des bureau : consigne, bureau du facteur, bagages et le plus grand : bureau du chef de gare. Il s'agit du plan du rez-de-chaussée, on voit sur la droite des escaliers qui mènent à l'étage. 1 3
Agrandissement de la gare de Cogolin. Chemins de fer du Sud de la France, ligne de Cogolin à Saint-Tropez, plans, 1909. 5 S 125.

Avec ces documents issus des fonds des Ponts et Chaussées, ce ne sont plus des architectes mais des ingénieurs de la société de chemins de fer qui sont à l'oeuvre.

Ce document montre 3 dessins, sur la page de gauche, une illustration nous situe le plan sur le fleuve le Gapeau, sur la droite, des plans très techniques avec de nombreuses indications, sur les différents niveaux du pont. 2 3
Pont métallique sur le Gapeau, coupes. Chemins de fer du Sud de la France, ligne de Hyères à Saint-Raphaël, partie entre Hyères et Prasmousquier, réalisé par l'ingénieur de la compagnie, 1888. 5 S 91.
Dernier cyanotype présenté dans cette exposition, il s'agit ici de l'entrée d'un souterrain permettant le passage d'un train. L'ingénieur a même dessiné la roche sur les côtés. Les briques qui composent l'arche sont également dessinées. La partie la plus haute de l'entrée du tunnel se monte à 4,80 mètres. 3 3
Projet d'exécution d'un souterrain entre le ravin de Pramousquier et Saint-Raphaël. Chemins de fer du Sud de la France, ligne de Hyères à Saint-Raphaël, cyanotype, , réalisé par l'ingénieur de la compagnie, 1888. 5 S 91.
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