Département du Var Archives départementales du Var

Les monuments du souvenir varois

Pour commémorer le 90e anniversaire de l’armistice, les Archives départementales du Var ont choisi de mettre en valeur les monuments du souvenir varois.

Monument aux Morts de Draguignan
Monument aux Morts de Draguignan

Les monuments du souvenir varois

Pour commémorer le 90e anniversaire de l’armistice, les Archives départementales du Var ont choisi de mettre en valeur les monuments du souvenir varois.

A cette occasion, des photographies de Joël Levillain et des archives communales déposées ont été exposées.

Ce patrimoine de la Grande Guerre est aujourd’hui à découvrir ou à redécouvrir à travers une sélection de documents. Une partie des notices est issue de l'ouvrage de Sylvie Mattone-Vastel et de Georges Meissonnier intitulé : "L'art et la mémoire de 1914-1918 dans le Var".

Cette exposition virtuelle fait suite à une exposition temporaire presentee aux Archives départementales du Var entre le 5 novembre 2008 et le 22 janvier 2009. Elle est, à l'occasion du 90ème anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, un acte de mémoire et de réflexion sur cette tragédie que fut la Première ruerre mondiale année meme ou a disparu le dernier « poilu ». Cette réflexion se fait à partir des monuments qui perpétuent ce souvenir dans le cœur. au sens propre comme figuré. de la quasi totalité des plus de 36 000 communes francaises : les monuments aux morts.

Sont présentées dans cette exposition des photographies de monuments aux morts réalisées il y a maintenant une dizaine d'années par le photographe des Archives départementales, Joël Levillain, pour les besoins de l'ouvrage intitule L'art et la memoire dans le var, publie en 1998 par la Commission interdépartementale de l'Information historique pour la Paix avec la participation des Archives departementales. Pour Taire comprendre le processus qui a conduit a l'edification de ces monuments sont presentes, a cote de cette iconographie, des documents d'archives provenant de fonds communaux déposés aux Archives départementales : Barjols, Entrecasteaux qui presente sur ce sujet une documentation particulierement riche, Draguignan. Trans. Nombre de ces documents ne laissent personne insensible. comme. par exemple, l'emouvant discours prononce par le maire de Draguignan Joseph Collomp, lors de l'inauguration du monument aux morts en 1927.

Pourquoi auiourd'hui cet intérêt pour cette forme d'expression de l'incommensurable traumatisme que constitua la Grande Guerre ?

Cet intérêt remonte. il faut le rappeler. à une trentaine d'années et trouva sa manifestation la bus connue aujourd hui dans les travaux d'historiens comme Jean-Jacques Becker et surtout de sa fille Annette Becker qui publia en 1988 un ouvrage qui fit date : Les monuments aux morts. La mémoire de la Grande Guerre. dans la droite lignée duquel se situait celui concernant le Var évoqué précédemment.

Cette réflexion sur ces éléments de notre patrimoine ne peut surprendre lorsque l'on sait qu il y a quatre-vingt dix ans s'achevait l'une des pages les plus douloureuses de l'histoire de notre bavs : un million cina cent mille tues ou portes disparus. trois millions de blesses dont sept cent cinquante mille invalides et cent vingt cinq mille mutilés.

Dans notre département, dont 7353 fils sont tombés au champ d'honneur, deux communes seulement ne possedent pas de monument ou de plaque : Riboux et Artigues, pour la seule raison qu'elles n'ont pas eu de morts. Dans beaucoup de communes. des initiatives se tirent jour très tôt, avant 1916, dès mars 1915 par exemple aux Arcs, pour ériger des monuments commemoratits comme illustrent des documents provenant de la mairie d Entrecasteaux présentes dans une des vitrines de exposition. La loi du 25 octobre 9 9 incita chaque commune à ériger un monument à la gloire de ses enfants disparus. Lorsqu'en 1922, le Il novembre devint Tete nationale, naquit le temps de la commemoration.

Patrimoine longtemps mésestimé, le monument commémoratif de 1914-1918 raconte et donne une image de la mentalité de l'entre deux-guerres. témoigne de l'ampleur du deuil collectif. il est le symbole materiel du dialogue collectif que la nation francaise a voulu entretenir avec les morts et les generations futures. De plus, il exprime l'identité de la nation a travers les nuances régionales : en effet, si furent lancées des productions en série commercialisées par le biais de catalogues adressés aux maires dont l'on peut voir certains exemples ici. le monument réalise par le sculpteur marseillais Auguste Carli à Draguignan, représentant l'allégorie de la ville portant la palme de la Victoire. accompagnée d'un poilu portant une brassée de fleurs ne ressemble pas à cette femme en coife bretonne exprimant la douleur sculptée dans la kersantite en 1922 par Francis Renaud pour la ville de Téguier dans les Côtes-d'Armor.

Ces œuvres présentent un double-témoignage. sur le déroulement de la guerre et sur les mentalités des survivants. Si les hommes sont avant tout représentés dans leur rôle de combattants. d'autres messages apparaissent : l'enracinement dans l'histoire de France. les souffrances des civils. des femmes en particulier comme cela vient d'être évoqué. la ferveu religieuse et patriotique. mais aussi la volonte d'ecarter a tout jamais le fleau de la guerre. la soit de paix. Longtemps ignores par histoire de l'art. ces cénotaphes sont les dernier temoignages d art collectif et figuratit. Ces « centres de la vie civique » des villes et village: de rrance. pour reprendre l'expression de Jean-Jacques Becker dans le numéro de novembr 2008 de la revue L'Histoire sont. avec leurs nuances régionales. la dernière marauc a uniformisation du patrimoine bat des communes apres leglise ancestrale. la fontain publique. la mairie et 'école

Ce nouveau culte devait pérenniser le souvenir de vies trop vite interrompues. Il nou appartient desormais d entretenir. aupres des generations futures. la memoire des sacrifices consentis par leurs aines. lidee aussi que les peuples ne peuvent continuer à s'entremassacrer.

Monument aux morts d'Entrecasteaux
Monument aux morts d'Entrecasteaux

Descriptif : Emplacement actuel : Place du Souvenir Population en 1914 : 1101 habitants Nombre de tués en 1914-1918 : 37

Inscription : « Entrecasteaux à ses enfants morts pour la France. 1914-1918. »

Description : Il s’agit d’un obélisque, portant la Croix de guerre, surmonté d’un coq. Quatre obus reliés par des chaînes entourent le monument.

Cote : 2 FI ENTRECASTEAUX 32

Crédit photo : Archives départementales du Var

Partager la page